« Les clubs d’ultras participent à la réintégration sociale »


  

Suite à la mort d’un supporter du Paris Saint -Germain aux abords du Parc des Princes le 23 novembre dernier, la commission des Affaires culturelles a mis en place un groupe de travail sur les associations de supporters.

Le rapport parlementaire, dont les travaux doivent être présentés dans le courant du mois de septembre, est mené Bernard Murat (Corrèze) et Pierre Martin (Somme). Cette étude a pour objectif d’analyser en profondeur les modes de fonctionnement des supporters et de leurs associations afin, notamment, d’apporter des réponses pertinentes aux dérives violentes.

Le groupe parlementaire a auditionné de nombreuses personnes (supporters, hooligans, journalistes, sociologues, responsables sportifs) pour étayer son étude.

A la lumière de leurs premières investigations, les rapporteurs affirment que les clubs d’ultras permettent de canaliser la violence. « Ces clubs fonctionnent comme une grande famille. Un peu de manière clanique. Ils sont très attachés à leur indépendance. Mais nous avons été surpris par leur organisation », souligne le sénateur de la Corrèze. « Tous ceux que nous avons rencontrés suivent un code de bonne conduite. Ils ont leurs valeurs. On peut en discuter mais elles existent ». Pour les sénateurs le hooliganisme reste cantonné à la marge dans notre pays, même si il faut s’inquiéter du poids économiques qu’ont pris certaines associations de supporters ultras.