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Accueil - Archives - Questions d’actualité - Session 2005 - 2006 - Jeudi 2 février 2006
Question d’actualité d’André Dulait, Vice-président délégué du Groupe UMP, sénateur des Deux-Sèvres

André Dulait - Proche-Orient

André Dulait : En un mois, la situation au Proche-Orient a évolué considérablement. L’accident de santé du Premier ministre, Ariel Sharon, a remis en cause la perspective d’une victoire de la coalition Kadima aux élections israéliennes ; d’autre part, la victoire du Hamas au détriment du Fatah a, elle, remis en cause la perspective d’une possible stabilisation de la société palestinienne autour de la future création d’un État palestinien.

Le Hamas est un mouvement islamiste, sunnite, créé en 1988 et issu de la mouvance des Frères musulmans ; sa charte réclame la destruction de l’État d’Israël et le mouvement pratique depuis seize ans un terrorisme urbain. Cette victoire du Hamas est due à l’usure de la coalition de partis que constitue le Fatah, usure accélérée par un changement de génération en même temps que par une corruption plusieurs fois dénoncée par le Parlement européen et devenue insupportable à la population palestinienne.

Que compte faire la France si le Hamas ne renonce pas à son extrémisme ? Serons-nous contraints, comme nos partenaires européens, de suspendre les aides, quitte à accroître la misère des populations palestiniennes et ainsi à renforcer l’emprise du Hamas ?

Et comment être sûr si le Hamas change de discours, pour devenir une force politique présentable à l’opinion mondiale, qu’il ne continuera pas à pratiquer la terreur ? Que compte faire le gouvernement français à court et à moyen termes si la situation politique des territoires occupés se radicalise ?

Catherine Colonna, ministre déléguée aux affaires européennes :

M. Douste-Blazy, en déplacement en Turquie, m’a chargée de vous répondre.

La victoire du Hamas suscite l’inquiétude car ce mouvement est inscrit sur la liste européenne des organisations terroristes et le terrorisme est incompatible avec la démocratie.

La position des autorités françaises, exprimée par le Président de la République et par le Premier ministre, est claire : le prochain gouvernement palestinien doit faire le choix de la paix, c’est-à-dire reconnaître Israël, renoncer à la violence et respecter les accords conclus. C’est aussi la position de l’Union européenne et du Quartet comme l’ont rappelé lundi soir le secrétaire général des Nations unies et les représentants des États-Unis et de la Russie.

Nous appelons solennellement le gouvernement qui sera formé après les élections à respecter ces trois conditions, car ce n’est qu’ainsi que la paix pourra s’établir.

Aujourd’hui, aucun gouvernement n’est encore formé. Mais l’Autorité palestinienne a à sa tête un président élu, M. Abbas, seul interlocuteur de la communauté internationale, qu’il importe de conforter. Dans l’attente de la formation d’un gouvernement, l’Union européenne et le Quartet ont décidé de maintenir leurs aides. Le moment venu, nous serons intransigeant sur les principes : la poursuite de notre aide en dépendra.

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