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Accueil - Archives - Questions d’actualité - Session 2005 - 2006 - Jeudi 26 janvier 2006
Monique Papon, sénateur de Loire-Atlantique

Monique Papon - Violences à l’école

L’accroissement des actes violents en milieu scolaire nous inquiète, notamment lorsqu’une enseignante de sixième est agressée par un élève approuvé par ses camarades, si les faits sont avérés. Cette violence, banalisée dans la vie quotidienne, devient un mode de vie pour certains élèves.

Les actes recensés contre les enseignants augmentent malgré la réticence à les déclarer. Et, dans les quartiers dits « sensibles », l’intrusion d’éléments extérieurs aggrave le sentiment d’insécurité.

Nous savons combien la sécurité des enseignants, des agents de l’éducation nationale et des élèves, vous préoccupe. On ne peut transmettre le savoir sans climat de sérénité. Quelles initiatives entendez-vous prendre pour aider les enseignants à maintenir ou à restaurer l’autorité dans leurs classes ?

M. DE ROBIEN, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche :

- D’abord je tiens à vous rassurer sur le sort de l’enseignante agressée avant-hier car je me suis entretenu avec son chef d’établissement. Cette agression n’a pas donné lieu à incapacité temporaire de travail et, en aucun cas, il n’y a eu tentative d’étranglement. Cela dit, les violences dont vous parlez sont inacceptables et notre premier réflexe doit être d’entourer la communauté éducative, de l’aider et de lui exprimer notre gratitude pour ses efforts face à cette violence. Ce matin, le Premier ministre m’a demandé de prendre des mesures de prévention et de sanction. Avant la fin de cette année scolaire, chaque établissement devra élaborer un plan de prévention de la violence, en partenariat avec la police ou la gendarmerie. Et je donne mon accord - si le chef d’établissement la demande - à la présence permanente dans l’établissement d’un policier ou d’un gendarme. Il faut aussi encourager les collégiens : à partir de la rentrée 2006, une note de « vie scolaire » leur sera attribuée chaque trimestre, dès la sixième ; elle récompensera et sanctionnera l’incivilité. Enfin, beaucoup d’enseignants se plaignent de ce qu’on ne leur a pas appris à affirmer leur autorité. Dans le cadre de la réforme des I.U.F.M., dès 2006, sera institué un volet d’enseignement à l’autorité. Quand la prévention a échoué, il faut en venir aux sanctions : les jeunes ne bénéficient d’aucune immunité, contrairement à ce que certains d’entre eux croient : ils sont passibles de sanctions tant scolaires que judiciaires. C’est pourquoi je rappelle aux chefs d’établissement et aux enseignants qu’ils doivent porter plainte. Je souhaite aussi mettre en place un guide sur les conduites à tenir.

Reste que la prévention et la sanction ne dispensent pas les parents d’éduquer leurs enfants. Pour que l’éducation nationale puisse transmettre le savoir, les parents doivent jouer leur rôle d’éducateurs.

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