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Accueil - Archives - Questions d’actualité - Session 2005 - 2006 - Jeudi 26 janvier 2006
Question d’actualité de Louis de Broissia, sénateur de Côte-d’Or

Louis de Broissia - Démographie médicale

Louis de Broissia :

Certaines zones rurales - voire urbaines - sont affectées par une démographie médicale structurellement insuffisante. Cette situation est due au numerus clausus, ainsi qu’à de nombreux départs à la retraite.

Dans mon département, bien des cantons ne réussissent pas à attirer un nouveau praticien. Même Meursault ! Et comme 70 % des généralistes ont 40 à 55 ans, il faut organiser une réponse rapide.

Les professionnels sont rebutés par les contraintes inhérentes à l’exercice en zone rurale, notamment les gardes et les déplacements. Certaines banlieues aussi manquent de médecins, à cause de l’insécurité. Le gouvernement est particulièrement attentif à cette question, quelles mesures envisage-t-il ? Avec quels moyens et selon quel calendrier ?

Xavier BERTRAND, ministre de la Santé et des Solidarités :

Ce sujet concerne tous les Français car il en va de la santé, de la solidarité, de l’aménagement du territoire. Les conseillers généraux - notamment le vice-président de l’association des départements de France - s’y intéressent de près.

Paradoxalement, la pénurie existe alors que la France compte un nombre record de médecins : 203 000. Mais ils n’ont jamais été aussi mal répartis : 283 pour 100 000 habitants en Bourgogne, contre 424 en Ile-de-France. La situation sera dramatique dans dix à vingt ans si rien n’est fait.

Mais nous avons agi : en quatre ans, le numerus clausus a augmenté de 50 % : nous voulons le porter à 7 000, au moins jusqu’en 2010. Nous entendons également inciter les médecins à s’installer dans les zones déficitaires ou à continuer d’exercer alors qu’ils pourraient partir à la retraite. À cette fin, les praticiens de plus de 60 ans seront exonérés de garde sur tout le territoire national. Pour attirer des professionnels dans les zones désertifiées, nous avons brisé le tabou de la rémunération en faveur des médecins exerçant de façon regroupée, sans que les patients payent plus. L’avantage sera reporté sur le choix du remplaçant lorsque le regroupement est matériellement impossible.

Pour tenir compte de la féminisation des professions médicales, le régime des congés maternité sera identique à celui des salariées, sur tout le territoire. Les collectivités territoriales pourront également agir. L’exonération d’astreintes et de gardes sera effective dès ce mois, les autres mesures entrant en vigueur dès 2006. Pour la première fois, un plan d’ensemble nous donne les moyens de relever la démographie médicale.

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