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Accueil - Interventions en séance publique - Egalité des chances

Intervention de Henri de Raincourt, Vice-président délégué du groupe UMP, sénateur de l’Yonne

L’agitation médiatique et les manipulations diverses de ces dernières semaines nous feraient presque oublier la genèse de ce texte. À la situation de crise traversée par les banlieues, il fallait apporter de vraies réponses, pragmatiques et humaines. Le gouvernement a su le faire rapidement alors qu’il se bat sur tous les fronts pour notre pays. Il n’était pas question, une fois l’orage de novembre passé, de faire comme si rien de grave pour la société tout entière ne s’était passé. Le gouvernement a choisi d’agir pour l’égalité des chances de tous les citoyens, principe républicain fondateur autour duquel nous devrions tous nous rassembler. Au lieu de cela, nous assistons à un déferlement de démagogie, d’idéologie et de manifestations politiciennes qui ne servent pas l’intérêt général !

Les nouvelles zones franches urbaines (Z.F.U.) et le renforcement de la capacité d’intervention de la Haute autorité pour la lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) ont commencé à être mis en œuvre. Ce texte a été débattu plus de quarante- trois heures à l’Assemblée nationale, ponctuée par un nombre incalculable d’incidents de séance.

Ce n’est pas ma référence ! Cette stratégie d’obstruction n’a servi qu’à dissimuler le vide de la pensée de l’opposition et son incapacité à imaginer l’avenir, sauf à l’entrevoir dans un rétroviseur ! Aucune alternative sérieuse n’a été proposée. M. Hollande s’est essayé à un contrat « sécurité-formation », très proche du contrat jeunes en entreprise qui fonctionne déjà très bien ! MM. Fabius et Strauss-Kahn suggèrent respectivement un contrat « emploi-sécurité-insertion » et un « plan de formation en alternance ».

J’y viendrai. Quant au compagnon d’infortune de M. Frèche, M. Lang, il propose un « vrai contrat de formation en C.D.I Sagesse bourguignonne aidant, M. Gorce suggère que le P.S ne se lance pas dans une course à l’échalote » de solutions gadget, demandant un peu de temps pour expliciter ses idées ! Le débat à l’Assemblée nationale a tourné à la critique caricaturale et à la valse des contre-vérités assénées avec un aplomb qui laisse rêveur. Le C.P.E a finalement pu être adopté avec une poignée de députés de l’opposition présents lors du vote.

Depuis 2002, les différents gouvernements affrontent courageusement les réalités du monde globalisé. Voulons-nous protéger notre modèle social, et lequel ? Oui, a rappelé hier M. de Villepin. Voulons-nous dans un monde en construction retirer leurs capacités d’imagination et de progrès aux individus et aux entreprises ? Non, mais c’est bien là que nous conduirait le conservatisme de certains : ils ignorent que les nouvelles réalités imposent le mouvement plutôt que l’immobilisme.

Les mesures proposées sont cohérentes et témoignent d’une politique de l’emploi efficace et pragmatique. Ce texte s’inscrit dans la continuité du plan de cohésion sociale, complète la rénovation urbaine déjà engagée, le plan d’urgence pour l’emploi et les mesures annoncées pour l’éducation. Il favorise l’accès à l’emploi, encourage l’activité dans les zones difficiles et renforce les dispositifs d’égalité des chances et de lutte contre les discriminations. Enfin, il concourt à la cohésion sociale en responsabilisant les parents et les jeunes.

L’emploi des jeunes et le C.P.E. ont fait la une : le gouvernement invite à un vrai parcours d’embauche face à la précarité, propose à chacun de choisir sa voie, développe l’alternance, encadre les stages et facilite l’accès au C.D.I. En quatre ans, beaucoup a déjà été fait : 170 000 chômeurs de moins depuis mars 2005. Vous avez raison de rire, madame, ils apprécieront. On connaît le système communiste depuis longtemps !

Reprenons ces chiffres qui vous embarrassent : 122 000 Civis signés, 300 000 C.N.E. conclus et des contrats jeunes en entreprises qui progressent. Le fonctionnement du service pour l’emploi et du suivi personnalisé a également été amélioré : l’A.N.P.E a reçu individuellement près de 57 000 jeunes au cours des derniers mois, assurant un travail de proximité. Les contrats aidés ont été simplifiés et adaptés. L’école a également été rénovée : le Parlement a adopté le socle commun des connaissances, l’accompagnement personnalisé des élèves et le développement de l’apprentissage. Le renforcement de l’alternance par le biais de la formation d’apprenti junior est particulièrement adapté aux souhaits des jeunes et à leur insertion. Le texte concilie le principe d’obligation scolaire jusqu’à 16 ans, grâce au socle fondamental des connaissances, avec l’ouverture vers le monde professionnel, contrairement à ce qui a pu être dit avec la plus grande mauvaise foi...

On offre un métier à ceux qui souhaitent sortir du système traditionnel : l’alternance et l’apprentissage donnent un accès immédiat à l’emploi à 73 % de ceux qui choisissent cette voie, dont 68 % en C.D.I. En les renforçant, le gouvernement prend acte de leur efficacité éprouvée dans d’autres pays, qui font mieux que nous. L’égalité des chances ne passe pas par l’unicité des parcours qui postulerait l’uniformité des talents. Et des talents, il y en a chez ceux de nos voisins qui n’ont pas reculé devant le réalisme qu’impose l’époque. Mme Royal elle-même a souligné les bons résultats britanniques conjuguant flexibilité et sécurité. C’est exactement ce que propose le Premier ministre avec le C.P.E... C’est ce qu’on trouve dans d’autres pays d’Europe, dotés de gouvernements sociaux-démocrates qui ont tourné le dos depuis longtemps aux idéologies dirigistes et paralysantes. Les emplois jeunes ? Ils ont coûté fort cher pour une précarité accrue. Quant aux 350 000 emplois jeunes qui devaient être conclus dans le secteur privé, les entreprises se sont bien gardées de s’engager dans cette aventure hasardeuse. Et après cinq années d’authentique précarité, rien n’avait été prévu !

Je vous renvoie au rapport de M. Gournac. Je veux souligner l’agitation entretenue par des professionnels chevronnés, souvent aux tempes blanches, qui égarent les jeunes par des arguments tronqués et à des fins politiciennes alors qu’il s’agit de leur avenir ! Est-ce moral ? Je ne le pense pas. Notre détermination est d’autant plus grande à soutenir le nouveau pacte social proposé qu’il est l’objet d’attaques déraisonnables. Après la seconde bataille pour l’emploi engagée au début de cette année, le Premier ministre ouvrira dans les prochaines semaines, une troisième étape d’approfondissement et de concertation sur tous les sujets utiles, y compris pour les seniors. Gardons le cap, nous avons des ambitions pour ce pays. C’est pourquoi nous soutenons le combat pour l’emploi. Nous choisissons le travail plutôt que l’assistance, la lutte contre toutes les discriminations plutôt que la décomposition sociale.

La politique du gouvernement est réaliste, volontaire et équilibrée. Inutile de vous dire que le groupe U.M.P. la soutient.

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