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Accueil - Archives - Questions d’actualit - Session 2005 - 2006 - Jeudi 1er dcembre 2005
Question d’actualit de Colette Mlot, snateur de la Seine-et-Marne

Colette Mlot - La lutte contre le sida dans les pays en voie de dveloppement

Colette Mlot :

Ma question s’adresse Mme la ministre dlgue la coopration, au dveloppement et la francophonie.

Si le sida est une grande cause nationale pour 2005, il n’en demeure pas moins un sujet de proccupation inquitant l’chelle mondiale.

Cette maladie a tu 25 millions de personnes depuis qu’elle a t identifie en 1981. De ce fait, elle a gnr l’une des pidmies les plus dvastatrices de l’Histoire.

L’augmentation de la proportion de femmes touches par le virus de I’immunodficience humaine continue. Aujourd’hui, travers le monde, prs d’une personne infecte sur deux est une femme. En Afrique subsaharienne, les femmes comptent pour prs de 60 % dans les nouveaux cas enregistrs. Dans certaines rgions d’Afrique australe et orientale, plus d’un tiers des adolescentes sont infectes par le VIH.

L’impact croissant de l’pidmie sur les femmes est aussi visible en Asie du Sud ou en Asie du Sud-Est, o prs de 2 millions de femmes sont contamines par le virus.

Les taux d’infection par le VIH chez les jeunes augmentent rapidement partout dans le monde et, dans les pays en dveloppement, 67 % des personnes nouvellement infectes ont entre quinze et vingt-quatre ans.

Madame la ministre, face l’expansion de cette pandmie qui ravage les populations de l’Afrique subsaharienne et qui touche singulirement les femmes, pouvez-vous indiquer la reprsentation nationale quelles mesures la France entend engager dans le cadre de l’aide publique au dveloppement consacre cette rgion du monde ?

Brigitte Girardin, ministre dlgue la coopration, au dveloppement et la francophonie :

Madame le snateur, vous venez de rappeler fort justement l’ampleur du drame humain caus par le sida dans les pays en dveloppement, en particulier en Afrique, o les femmes et les enfants sont les premires victimes, sans oublier les douze millions d’enfants africains orphelins du fait du sida.

Afin de vous permettre de mesurer l’importance de ce dsastre, je veux vous donner un seul exemple. En Rpublique centrafricaine, l’esprance de vie est tombe trente-neuf ans ; un million d’habitants manquent dans ce pays et 30 % des fonctionnaires meurent du sida.

Alors que la population active d’un pays est dcime dans de telles proportions, comment btir une relle stratgie de dveloppement ?

radiquer cette pandmie est donc un dfi immense qu’il faut relever dans les plus brefs dlais. La France mobilise son aide au dveloppement pour faire front et pour s’attaquer surtout trois problmes, d’ailleurs lis, qui sont relatifs la prvention, l’accs au traitement et la recherche.

Pour agir, le Gouvernement a recours l’instrument qui lui parat le plus efficace, c’est--dire le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

La France est devenue le premier pays contributeur ce fonds la suite de la dcision prise par M. le Prsident de la Rpublique de doubler l’effort de notre pays qui passe, ainsi, de 150 millions d’euros 300 millions d’euros par an.

Pourtant, nous le savons bien, cet effort ne suffit pas. Actuellement, seuls 1,6 million de malades ont accs aux antirtroviraux, alors qu’au moins 3 millions de personnes ont un besoin urgent d’accder ces mdicaments.

Le fonds mondial a besoin de 7 milliards de dollars pour engager de nouveaux programmes de lutte, mais il ne dispose que de 4 milliards de dollars. C’est pourquoi la France considre que les mcanismes d’aide au dveloppement classiques, c’est--dire partir des seuls budgets nationaux, ne sauraient suffire et qu’il faut prvoir des mcanismes de financement innovants et additionnels.

La proposition formule par M. le Prsident de la Rpublique de mettre en place une contribution internationale de solidarit sur les billets d’avion est une rponse adapte, car elle permettra de rassembler des ressources la fois importantes, stables et prvisibles.

Le Gouvernement va essayer de convaincre le plus grand nombre d’tats possible de l’efficacit de cette mesure lors de la confrence de Paris, qui se droulera au mois de fvrier prochain, afin que, ds 2006, la voie soit enfin ouverte pour radiquer cette terrifiante maladie.

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