Groupe UMP SENAT
Ordre du jour
Lire aussi
Bernard Murat - L’agriculture et l’OMC
Yann Gaillard - La hausse des taux par la banque centrale europenne
Colette Mlot - La lutte contre le sida dans les pays en voie de dveloppement
Agenda
Rechercher
La lettre d'information
Spcificits du Snat
Nos sénateurs
  Par noms
  Par départements
Europe
  Regards sur l'Europe
  Flash Europe
  Actualités Européennes
International
  Regards sur le monde
  Repères internationaux


Archives
Liens utiles
 
Accueil - Archives - Questions d’actualit - Session 2005 - 2006 - Jeudi 1er dcembre 2005
Question d’actualit de Roger Karoutchi, snateur des Hauts-de-Seine

Roger Karoutchi - L’apprentissage

Roger Karoutchi :

Ma question s’adresse M. le ministre de l’ducation nationale, de l’enseignement suprieur et de la recherche.

Depuis quelques annes, le taux de russite au baccalaurat a t port de 30 % 63 %. Il s’agit l d’une belle performance, mettre au crdit de l’ducation nationale. Et le phnomne, mes chers collgues, est bien antrieur au gouvernement Jospin !

Pourtant, 60 000 jeunes quittent chaque anne le systme ducatif sans qualification et plus de 100 000, sans diplme. Il y a donc un vritable problme d’adaptation.

Dans cette perspective, l’apprentissage est une voie d’excellence - je dis bien « d’excellence » -, trop souvent mconnue et carte des formations classiques.

Or 80 % des apprentis obtiennent un contrat de travail dure indtermine l’issue de leur formation. Certains - c’est le cas dans le secteur automobile - sont mme dbauchs par les entreprises avant d’avoir termin leur cursus, tellement ces dernires en ont besoin.

Par consquent, le Gouvernement doit, en liaison avec les rgions, qui ont dsormais une comptence en matire d’apprentissage, consentir un effort substantiel en faveur de cette filire.

Dans cette perspective, le Premier ministre et vous-mme, monsieur le ministre, avez annonc ce matin un certain nombre de mesures, tant internes l’ducation nationale, afin de faire progresser l’ensemble du systme ducatif, qu’externes.

De telles mesures sont, me semble-t-il, favorables aux jeunes qui ne sont pas bien intgrs dans le systme ducatif classique. En effet, ceux-ci, plutt qu’tre totalement carts de tout dispositif pdagogique ou dans une situation d’« ascolarit », prfrent bnficier d’une formation professionnelle.

Le Gouvernement a donc annonc ce matin nombre de mesures sur l’abaissement de l’ge de l’apprentissage et la cration de l’« apprentissage junior ».

Pourriez-vous, monsieur le ministre, nous indiquer, cet aprs-midi, les modalits de mise en oeuvre de cet « apprentissage junior », ainsi que, d’une manire plus gnrale, vos projets pour valoriser l’apprentissage dans l’ensemble de notre systme de formation ?

M. Gilles de Robien, ministre de l’ducation nationale, de l’enseignement suprieur et de la recherche :

Monsieur le prsident, mesdames, messieurs les snateurs, l’cole de la Rpublique doit tre l’cole de la russite pour tous.

Aucun d’entre nous ne pourra se satisfaire de ce qu’il reste mme un seul jeune Franais au bord du chemin, un jeune qui aura « dcroch » par rapport sa scolarit, qui deviendra hostile l’ide mme d’cole parce qu’il n’aura pas su trouver sa voie.

C’est la raison pour laquelle nous oeuvrons en faveur de la diversification des offres d’apprentissage, qu’il s’agisse de la lecture - je viens l’instant de l’voquer - ou de savoirs plus manuels, plus pratiques et plus proches de l’entreprise.

Ainsi, nous mettrons en place, ds la rentre 2006, l’« apprentissage junior », qui dbutera l’ge de quatorze ans, pour une dure de trois ans.

La premire anne de la formation sera, bien entendu, consacre la consolidation du socle des connaissances, mais aussi la dcouverte de mtiers, ainsi que, dj, des stages en entreprises rmunrs. partir de l’ge de quinze ans, un contrat d’apprentissage, tel que ceux que nous connaissons aujourd’hui, pourra tre sign.

Le contrat d’apprentissage partir de quinze ans sera rparti entre deux filires, celle des lyces professionnels et celle des centres de formation des apprentis, les CFA, qui seront bien sr aids pour faire face cette nouvelle mission.

Certes, des inquitudes se sont manifestes sur cet apprentissage quatorze ans - comme chaque fois que des mesures sont dcides -, mais, en l’occurrence, il s’agit, me semble-t-il, d’une initiative heureuse.

Un tel dispositif ne remet naturellement pas en cause l’obligation de scolarisation jusqu’ l’ge de seize ans, obligation qui sera maintenue pour tout le monde.

Ensuite, la rversibilit signifie qu’un jeune apprenti restera inscrit dans un collge de rfrence et pourra y revenir quinze ans - et jusqu’ seize ans -, parce qu’il aura acquis le got des tudes, ou qu’il en aura peru l’intrt travers, le cas chant, son passage dans une entreprise au contact d’un travail concret.

Enfin, il faudra s’assurer que l’lve acquiert le socle commun des connaissances indispensables pour former un citoyen qu’il matrise la lecture et l’criture et qu’il continue d’apprendre une langue trangre.

Il s’agit non pas d’carter certains lves du systme scolaire, mais de leur offrir des possibilits, des intrts et des attraits nouveaux, afin que chacun puisse finalement suivre l’cole de la Rpublique son rythme.

Groupe UMP du Sénat© 2006 Mentions légales | Plan du site | Crédits