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Accueil - Archives - Questions d’actualité - Session 2005 - 2006 - Jeudi 20 octobre 2005
Question d’actualité de Simon Loueckhote, sénateur Nouvelle-Calédonie

Simon Loueckhote - Situation du Nickel en Nouvelle-Calédonie

Simon Loueckhote :

Ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie, des finances et de l’industrie.

Monsieur le ministre, la Nouvelle-Calédonie, selon les estimations, possèderait 25 % à 30 % des réserves de nickel dans le monde.

Actuellement, en Nouvelle-Calédonie, le principal opérateur dans ce secteur est le groupe français Eramet-SLN, installé depuis plus de cent ans sur notre territoire. Deux autres opérateurs sont également présents : les groupes canadiens Inco Limited et Falconbridge.

Inco Limited, deuxième producteur mondial, présent par l’intermédiaire de sa filiale Goro-Nickel, construit actuellement une usine dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, qui entrera en exploitation en 2008.

Falconbridge, partenaire de la Société minière du sud Pacifique, la SMSP, société calédonienne, s’est, pour sa part, engagé à construire une usine dans le nord.

Mais alors même que toutes les conditions ne sont pas réunies pour la réalisation de cette usine, ô combien importante pour le développement économique et social de la Nouvelle-Calédonie, nous apprenions dans la nuit du 10 octobre que le groupe minier canadien Inco Limited lançait une offre publique d’achat amicale sur le groupe canadien Falconbridge.

Si cette fusion aboutit, Inco Limited deviendra le premier producteur mondial de nickel. Cette absorption intéresse au plus haut point la Nouvelle-Calédonie et, par voie de conséquence, notre pays, car le groupe issu de cette fusion détiendrait alors 75 % des réserves de nickel de la Nouvelle-Calédonie, et donc de la France.

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, messieurs les ministres, mes chers collègues, je veux une nouvelle fois insister devant la Haute Assemblée sur ce sujet sensible.

La période de troubles qu’a connue la Nouvelle-Calédonie nous rappelle l’attachement des Calédoniens, et en particulier des Mélanésiens, à leur terre, à la terre.

Nos concitoyens ne comprendraient pas qu’une partie de leur patrimoine, de notre patrimoine, nous échappe sans que nous n’intervenions pour l’en empêcher.

Ma question est simple : de quels moyens dispose le Gouvernement et que comptez-vous faire, monsieur le ministre, pour que nos intérêts soient préservés ?

Thierry Breton, ministre de l’économie, des finances et de l’industrie :

Monsieur Loueckhote, je vous remercie de votre question.

Je puis d’abord vous assurer que le Gouvernement, en particulier François Baroin et moi-même, est très attentif à la situation du nickel, car, comme vous l’avez rappelé à juste titre, cette ressource est extrêmement importante pour la Nouvelle-Calédonie et pour la France : exploitée depuis la fin du xixe siècle, elle représente aujourd’hui plus de 10 % du produit intérieur brut de la Nouvelle-Calédonie. La forte augmentation des cours, qui ont pratiquement doublé depuis 2001, est une chance pour le territoire.

Le Gouvernement est notamment très attentif à la bonne conduite de deux projets extrêmement importants, l’usine Goro Nickel au sud et l’exploitation du massif de Koniambo au nord.

S’agissant de ce dernier projet, le respect du calendrier est un point majeur. L’usine qui doit voir le jour fait, vous l’avez rappelé, l’objet d’un partenariat entre la province Nord, la SMSP et l’entreprise Falconbridge, qui a été choisie. Cela étant dit, nous veillerons à ce que les engagements qui doivent être tenus d’ici au 31 décembre 2005 le soient.

Sur l’OPA, amicale, je le rappelle, lancée par INCO sur Falconbridge, nous n’avons pas de commentaire à faire, si ce n’est sur la concentration, sujet que vous avez vous-même évoqué : les services de mon ministère veilleront à ce que l’équilibre concurrentiel soit préservé, notamment sur le territoire calédonien.

L’important pour la Nouvelle-Calédonie, pour la région du nord comme pour la région du sud, est que ces deux projets aboutissent. Je le répète, le Gouvernement est très attentif à la situation.

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