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Le dernier livre de Jean-Pierre Raffarin vient de paraître aux Editions Michalon

LES 10+1 convictions du livre
« 10+1 questions à JP. RAFFARIN sur la décentralisation »
Editions Michalon

- 1) La décentralisation est un débat moderne
Parce que j’ai constaté lors de multiples voyages que l’un des pays les plus centralisés est aussi l’un des plus décentralisés, la Chine, je me suis convaincu de l’actualité mondiale de ce débat.

- 2) La décentralisation reste un projet politique
Un projet essentiel et inséparable de notre projet démocratique. Une démocratie qui s’exerce au plus proche du citoyen. La complexité administrative de la décentralisation ne doit pas masquer son ambition démocratique.

- 3) La subsidiarité est une valeur constitutionnelle
Le nouvel article 72 de notre constitution stipule que « les collectivités territoriales ont vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à leur échelon » (réforme constitutionnelle de 2003).

- 4) La guerre département-région n’aura pas lieu
L’acte II de la décentralisation a établi et stabilisée les vocations différentes du département et de la région. Le département, collectivité aînée, est le lieu premier de la cohésion : sa vocation sociale et sa dynamique de proximité sont ses forces. La région est d’abord une collectivité de stratégie, à la fois de prospective et de programmation. Les grands choix de l’économie territoriale sont de son ressort. Cette clarification des compétences s’impose progressivement.

- 5) La dimension politique de la commune restera supérieure à celle de l’intercommunalité
Premier espace de la République, la commune est le lieu où le citoyen vit la démocratie. L’intercommunalité génère la solidarité territoriale mais sa gouvernance doit rester collégiale pour éviter les « supers maires ».

- 6) Nos régions n’ont pas la dimension européenne
Pour être de véritables moteurs économiques, nos régions françaises manquent de puissance. L’expérience européenne nous permet de penser qu’il faudrait une douzaine de régions pour la France. La réforme de 2003 a prévu le référendum territorial dans cette perspective.

- 7) L’Acte III de la décentralisation sera financier
La fiscalité territoriale n’est pas suffisamment lisible pour que les citoyens évaluent rationnellement les services qui leur sont offerts. Ces dernières années la fiscalité des régions a franchi les limites de l’inacceptable. Chaque niveau de collectivités doit disposer d’une ressource fiscale spécifique et clairement identifiée.

- 8) Les territoires sont essentiels à l’attractivité de la France dans la mondialisation
L’attractivité de nos territoires est une réponse aux exigences mondiales de la compétitivité parce que les emplois et les investissements sont nomades. Dans cette course à la mondialisation la France doit mettre en avant les 100 visages de ces départements. Le succès des pôles de compétitivité est directement lié à la dynamique des territoires.

- 9) « La République décentralisée » a besoin d’un bicamérisme moderne
Parce qu’il est, à la fois, une assemblée législative de plein exercice mais aussi le représentant des collectivités territoriales, le Sénat est une force originale, simultanément, sage et libre. Clemenceau disait « le temps de la réflexion, c’est le Sénat ». L’avenir du Sénat est dans sa capacité à équilibrer liberté et loyauté.

- 10) La suppression du poste de Premier ministre serait une hérésie
On peut discuter le fait que le Premier ministre « détermine » la politique de la Nation ; mais mieux vaut qu’il la « conduise » car sinon elle ne serait pas conduite ! Les milliers d’arbitrages que rend un Premier ministre sont nécessaires à l’action gouvernementale, notamment pour la coordination de l’action publique au Parlement. La loyauté hiérarchique n’enferme pas dans l’immobilisme politique, même si il est difficile à un Premier ministre d’être plus réformateur que son Président.

- 11) L’Heure de vérité du « Sarkozisme » sera européenne
Nicolas Sarkozy sera jugé selon trois critères : Le critère de l’efficacité c’est l’emploi, celui de la sécurité, c’est la paix civile sur tout le territoire et enfin celui de la crédibilité, c’est l’Europe. La réussite promise par le traité simplifié crée une grande attente pour le succès de la Présidence française au second semestre 2008.

Finances, Croissance, Réformes, l’Europe fédère tous les enjeux.

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