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Associations de supporters

Rapport rendu public le 3 octobre 2007

Suite à la mort d’un supporter du Paris Saint-Germain aux abords du Parc des Princes le 23 novembre dernier, la commission des Affaires culturelles a mis en place un groupe de travail sur les associations de supporters. Mené par les sénateurs UMP Bernard Murat (Corrèze) et Pierre Martin (Somme), le rapport parlementaire a pour objectif d’analyser en profondeur les modes de fonctionnement des supporters et de leurs associations afin, notamment, d’apporter des réponses pertinentes aux dérives violentes.

Les sénateurs ont identifié quatre types de supporters :
-  les simples spectateurs,
-  les supporters adhérents d’associations traditionnelles de supporters. Ils organisent leur présence au stade collectivement et manifestent, leur soutien avec des chants et des animations sans aucune forme de violence.
-  les supporters des associations dites « ultras ». Ils affirment leur indépendance par rapport aux dirigeants du club en refusant les aides financières et en se permettant de critiquer la gestion du club. Quant à l’adversaire, tous les moyens sont bons pour le déstabiliser, et les slogans insultants sont légion. Cependant, elles ne dégénèrent qu’occasionnellement en actes brutaux.
-  enfin, les « hooligans », dont l’attachement au club, probablement réel au début, a dévié vers un soutien violent qui est devenu l’objet de leur venue au stade.

Pour les sénateurs, selon les types de supporters, les réponses des autorités publiques aux violences dans les stades doivent être différenciées. Dans le cas des débordements spontanés, le dialogue, le contrôle endogène par les associations de supporters et, éventuellement les interdictions de stade, sont à privilégier, alors que, s’agissant des hooligans, l’information et la répression sont les deux outils principaux. 400 incidents ont été recensés à l’occasion des matchs de football professionnel de la saison 2006-2007 en France, alors que 3 462 arrestations ont été comptabilisées en Angleterre. Mais, il reste que, depuis l’année 2000, les incidents liés au football sont en constante augmentation.

Subtil panachage de prévention et de répression, des solutions doivent donc être mises en place afin de faire disparaître les violences dans les stades, les rapporteurs proposent donc :
-  la mise en place de policiers référents dans tous les clubs à risque,
-  le renforcement du dialogue avec l’ensemble des associations de supporters,
-  la valorisation, notamment auprès des plus jeunes, des bonnes pratiques de supporters,
-  l’interdiction des grilles dans les stades,
-  la création d’un fichier européen commun des interdits de stade,
-  l’instauration de peines planchers d’interdictions judiciaires de stade de 3 ans,
-  l’interdiction administrative de stade pouvant être portée à un an.

Consulter le rapport d’information de Bernard Murat et Pierre Martin
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