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L’axe Damas-Téhéran

Septembre 2007
L’axe Damas-Téhéran s’est formé dès le lendemain de la révolution iranienne, il y a quasiment une trentaine d’années. Cette coopération diplomatique militaire et peut-être nucléaire a poursuivi pendant une génération plusieurs objectifs. Le premier a été l’encerclement de l’Irak, perçu dans les deux capitales, à cette époque, comme un ennemi mortel.

Depuis, le chaos s’est installé en Mésopotamie et l’objectif principal s’est déplacé vers l’encerclement d’Israël. En effet, la Syrie a une frontière avec Israël et à travers le Liban, qu’elle contrôle pour partie et dont l’Iran encadre la majorité chiite, Téhéran peut accroître ainsi sa façade maritime sur la Méditerranée. En fait, l’Iran envisage d’être une puissance non seulement du Golfe mais une puissance de la Caspienne et aussi une puissance de la Méditerranée, ce que lui offrent l’alliance avec Damas et les tentatives syriennes de contrôler le Liban. Au passage, cet axe permet aussi un encerclement d’Israël grâce aux milices hezbollahs du sud Liban, et par le soutien apporté par Téhéran au Hamas. Encercler Israël et contrôler le Liban sont les objectifs prioritaires de cet axe.

A ce sujet, il faut noter un fait passé inaperçu qui est la solidarisation des zones chiites du Liban. En effet, trois régions sont fortement peuplées de chiites dans ce pays : le Sud de Beyrouth, la plaine de la Bekaa et le sud du pays le long de la frontière libanaise avec Israël. Or aujourd’hui, en sous-main et discrètement, les chiites achètent les terrains et les routes qui leur permettent de réunifier ces trois régions éparses.

Pour toutes ces raisons, l’axe Damas-Téhéran est appelé à se perpétuer car il s’avère très fructueux pour les deux parties, cela d’autant plus qu’il permet aussi tant à la Syrie, ennemie jurée de la Turquie que de l’Iran, autre ennemi juré de la Turquie, de contenir la puissance turque, voire d’amorcer là-aussi une sorte d’encerclement de ce pays.

De plus, cet axe multifonctionnel bénéficie depuis toujours du soutien de Moscou.

L’ère des blocs n’est pas morte, pas plus au Moyen-Orient que dans une autre région du monde et aujourd’hui la gravité des problèmes iraniens ne peut que se répercuter dans un Moyen-Orient instable où Israéliens, Libanais-maronites, sunnites et druzes se voient, plus ou moins, contraints de se rapprocher en vue de contenir une formidable poussée syro-iranienne.

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