Groupe UMP SENAT
Ordre du jour
Lire aussi
Vers un taux de jachère obligatoire de 0%
Monopole sur les jeux d’argent : la France joue gros
La hausse des cours des matières premières agricoles
Eurobaromètre : les Européens souhaitent une amélioration de la mobilité
Agenda
Rechercher
La lettre d'information
Spécificités du Sénat
Nos sénateurs
  Par noms
  Par départements
Europe
  Regards sur l'Europe
  Flash Europe
  Actualités Européennes
International
  Regards sur le monde
  Repères internationaux


Archives
Liens utiles
 
Accueil - Europe - Flash Europe

La pêche à l’anchois dans le Golfe de Gascogne

Après un examen approfondi des derniers avis scientifiques et des éléments reçus des Etats membres, la pêche à l’anchois dans le Golfe de Gascogne restera fermée, au moins jusqu’en juillet 2008.

Selon le le Comité scientifique, technique et économique de la Pêche de la Commission européenne CSTEP, bien qu’il y ait des signes d’amélioration de l’état du stock d’anchois par rapport à 2006, la quantité d’adultes dans ce stock reste très modeste, « â€™aucune mesure de gestion autre qu’une fermeture complète de la pêcherie en 2007 ne devrait être considérée ».

Le CSTEP a basé ses recommandations sur des données recueillies lors des campagnes de recherche menées au printemps sur l’état du stock concerné. Il a estimé à 30 000 tonnes la quantité de poissons adultes dans le stock, ce qui est plus élevé que les 18 640 tonnes du printemps dernier, mais bien en dessous du niveau auquel la pêche commerciale pourrait reprendre sans danger pour le stock concerné. Etant donné l’état d’épuisement de ce stock et le fait que l’anchois a une durée de vie courte, il est essentiel que chaque anchois adulte ait la possibilité de contribuer à la reconstitution du stock.

Des aides publiques sont disponibles pour aider à amortir l’impact pour les pêcheurs affectés par cette fermeture.

Contexte

En décembre dernier, le Conseil des Ministres de la Pêche a décidé de fixer, pour 2007, un Total Admissible de Capture (TAC) de zéro pour l’anchois, à revoir par la Commission européenne suite à la campagne scientifique du printemps visant à estimer l’état du stock.

Au cours des deux dernières années, les faibles niveaux de recrutement ont mené, sur base de recommandations scientifiques, à la fermeture de la pêcherie tôt dans la saison afin de protéger le stock sérieusement épuisé. En termes de comparaison, le quota global pour 2005 était de 30 000 tonnes, ou à peu près l’équivalent de l’actuelle population totale d’anchois dans le Golfe de Gascogne, selon les estimations fournies par le CSTEP à la Commission européenne.

La France avait demandé, lundi 16 juillet 2007 , à la Commission européenne d’ouvrir à nouveau cette pêche pour trois mois et d’accorder à ses marins un quota de 3 à 4 000 tonnes dans le Golfe de Gascogne, ayant estimé cette demande raisonnable.

L’Espagne, qui détient l’essentiel des droits de pêche dans cette zone, s’est opposée à toute réouverture, estimant, comme les scientifiques communautaires, que l’anchois doit être protégé en raison de la surpêche.

Le 18 juillet 2007, Michel BARNIER, Ministre de l’agriculture et de la pêche, a pris acte de la décision de la Commission européenne de ne pas autoriser la réouverture de la pêche à l’anchois avant juillet 2008 et la regrette très vivement.

En accord avec le Premier Ministre, Michel BARNIER a renouvellé son appui aux professionnels de la pêche de l’anchois et, comme il s’y était engagé, a proposé un ensemble de mesures destinées à soutenir la pêcherie dans le cadre d’un plan d’accompagnement qui sera doté d’une enveloppe de 15 millions d’euros de crédits nationaux et européens.

Ce plan se déclinera autour de trois axes :
-  L’indemnisation des professionnels de la pêche dans le cadre de la mise en œuvre d’un arrêt biologique temporaire de la pêche de l’anchois.

-  Un plan de sortie volontaire de flotte pour les professionnels qui le souhaitent

-  Un plan de sauvetage et de modernisation de la flotte des anchoyeurs qui sera coordonné avec le plan national de sauvetage et de restructuration

Le Ministre de l’agriculture et de la pêche demande, enfin, aux Préfets de bien vouloir déclencher les dispositifs de prise en compte des situations financières difficiles de certains professionnels.

Le ministre invite les élus et les représentants des professionnels de la pêche à participer à une réunion de travail avec les membres de son cabinet et les services de la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture pour préciser, dans la concertation, les modalités d’application pratique de ces mesures.

Enfin, il prend l’initiative de demander à la Commission européenne l’élaboration et la mise en œuvre d’un véritable plan communautaire de gestion de l’anchois dans les plus brefs délais. Ce plan permettra d’assurer la nécessaire protection de la ressource et le maintien de l’activité durable de cette pêcherie dans le Golfe de Gascogne. La France formulera prochainement des propositions détaillées en ce sens.

Groupe UMP du Sénat© 2006 Mentions légales | Plan du site | Crédits