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Juin 2007

Editorial de Josselin de Rohan (Morbihan), président du groupe UMP au Sénat

La force de la volonté

Un des plus importants chantiers qui attend le Président de la République dans les prochains jours et les prochains mois est la relance de la construction européenne.

Il ne faut pas douter de la détermination et de la volonté de Nicolas Sarkozy donc de la France à contribuer de façon active à une solution rapide à la crise institutionnelle dans laquelle se trouve l’Union européenne depuis quelques mois. La seule solution possible est le traité réduit et simplifié qui adopte en partie la plupart des grandes innovations du projet de Traité constitutionnel mais sans être formellement une « Constitution » que les Français ont rejetée en 2005.

Le traité de Nice n’est pas satisfaisant parce qu’il ne permet pas de fonctionner correctement à 27. Il faut donc recourir à un nouveau traité, « simplifié », pour réaliser les réformes institutionnelles les plus urgentes afin de sortir l’Union de la paralysie relative dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. Ce qui compte à nos yeux, c’est que le nouveau traité permette à l’Union d’agir avec plus d’efficacité, plus de légitimité démocratique et plus de cohérence sur le plan extérieur. Cela passe notamment par l’extension des domaines où les décisions seraient prises à la majorité, par la réforme des procédures du vote majoritaire, par le contrôle du respect du principe de subsidiarité avec le renforcement du rôle des Parlements nationaux, par la mise en place de la présidence stable du Conseil européen et celle d’un Ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne. La personnalité juridique de l’Union, la primauté du droit communautaire et le statut de la Charte des droits fondamentaux sont également des points importants d’un futur traité européen.

Plus généralement, la volonté de la France est de développer une Europe politique, ayant vocation à devenir un acteur autonome sur le plan mondial. Il s’agit de donner une identité propre à l’UE du point de vue économique et commercial. Le concept de « préférence communautaire » doit être revitalisé, non seulement sur le plan des échanges, mais aussi dans les domaines fiscal, environnemental, social, etc., non pas dans un sens protectionniste mais pour exiger de tous les pays tiers la réciprocité et le respect des règles. L’identité européenne implique aussi qu’il n’existe pas de concurrence déloyale entre les Etats membres.

Le Président de la République souhaite ouvrir rapidement le chantier de la gouvernance économique de la zone euro, qui doit être renforcée afin d’instaurer un dialogue équilibré entre le Groupe de l’euro (Eurogroupe) et la Banque Centrale Européenne (BCE) permettant d’équilibrer les exigences économiques et les exigences monétaires.

Par ailleurs, l’avenir de la Politique Agricole Commune doit être négocié afin que la révision de la PAC tienne compte des différentes exigences liées au maintien de l’activité agricole en Europe. L’agriculture européenne - et donc française - a un bel avenir devant elle à condition de se donner les moyens de la rendre plus stratégique, plus productive et plus compétitive.

Autre sujet majeur, le débat sur les frontières externes de l’Union européenne et la suspension de l’élargissement de l’Union jusqu’à la réforme institutionnelle. Les négociations avec la Turquie ne doivent pas être rompues, mais poursuivies pour rechercher un nouveau type de relations, valables aussi pour d’autres pays. C’est l’idée évoquée par Nicolas Sarkozy d’une Union euro-méditerranéenne. Le dialogue entre l’Europe et la Méditerranée est capital et c’est à la France, européenne et méditerranéenne à la fois, qu’il échoit naturellement de prendre ce type d’initiative.

Sans être exhaustif, on voit bien que le Président de la République, fort de son profond engagement européen, aura besoin de toute sa force de conviction et de sa volonté pour convaincre nos partenaires européens. Sa vision de l’Europe et de la politique européenne est une vision dynamique, emprunte de volontarisme et tournée vers l’avenir. C’est également la nôtre et nous lui apportons dès aujourd’hui notre appui et notre soutien.

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