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Accueil - Archives - Questions d’actualité - Session 2006 - 2007 - Jeudi 22 février 2007
Question d’actualité d’André Ferrand, Sénateur des Français établis hors de France

André Ferrand - Le sommet France-Afrique

André Ferrand :

Ma question s’adresse à Mme la ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie.

Le 16 février dernier s’achevait, à Cannes, la vingt-quatrième conférence des chefs d’État d’Afrique et de France. Cette réunion a été, une nouvelle fois, l’occasion de faire le point sur l’état des relations franco-africaines et de souligner les liens anciens et profonds qui nous unissent au continent africain.

Mais, après le constat, il nous faut aujourd’hui nous interroger lucidement sur ce que nous voulons faire pour l’Afrique, sur les problèmes à résoudre, les défis à relever et la politique que nous voulons y mener.

Sur la base d’un héritage précieux dont il faut préserver l’essentiel, face à de nouveaux acteurs formidablement ambitieux et peu soucieux de respecter les règles du jeu auxquelles nous sommes habitués, à côté de partenaires, sur le continent même, qui sont aussi des concurrents - et l’on ne peut guère leur en faire grief -, il nous faut tout à la fois assumer notre vocation humaniste, si bien illustrée par l’initiative UNITAID - cette facilité internationale d’achat de médicaments financée par une contribution de solidarité prélevée sur les billets d’avion - prise par le président Chirac, et veiller à nos positions et à nos intérêts, tant culturels qu’économiques et politiques.

Sur un continent où le facteur humain est encore plus essentiel qu’ailleurs, il nous faut nous ouvrir à l’ensemble des États sans décevoir la partie francophone, habituée à un traitement privilégié.

Tout en encourageant nos entreprises à être partout présentes et à investir, nous devons plus que jamais aider aux regroupements régionaux et au renforcement de la sécurité juridique.

Nous avons vocation à entraîner l’Europe dans un partenariat fécond, selon les principes du codéveloppement, qui doivent contribuer à une solution du problème de l’immigration. Il nous faut tout à la fois assurer la sécurité de nos compatriotes sur place, participer à la lutte contre les pandémies, promouvoir des formes de démocratie qui conviennent aux différents contextes, organiser un maillage diplomatique, consulaire et de représentation économique adapté et suffisant, alors que de nouveaux besoins naissent dans d’autres parties du monde.

Les tâches à accomplir sont d’une ampleur considérable.

Elles sont tellement diverses qu’elles en paraissent parfois contradictoires.

Il faut faire des choix. Voulez-vous, madame la ministre, nous faire profiter de toute l’expérience que vos fonctions vous ont permis d’acquérir en esquissant pour nous les axes prioritaires de votre action que vous souhaitez voir se perpétuer quel que soit le gouvernement qui, demain, sortira des urnes ?

La réponse de Brigitte Girardin, ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie :

Monsieur le sénateur, nous avons, avec l’Afrique, qui représente une priorité pour la France, une relation de qualité, comme l’a montré le sommet de Cannes.

Cela étant, notre politique africaine n’est pas seulement un héritage précieux, c’est aussi un capital qu’il faut faire fructifier. Je crois que, plus que jamais, grâce à l’action déterminée du Président de la République, nous apparaissons comme les meilleurs connaisseurs et les meilleurs défenseurs de l’Afrique.

Depuis longtemps, nous veillons à ce que ce continent, qui est au coeur de l’équilibre du monde, ne soit pas oublié. Nous entraînons aujourd’hui derrière nous l’Union européenne, car les défis du développement sont d’une telle ampleur que l’heure est à la mobilisation générale. La présence à Cannes de la Chancelière allemande, présidente de l’Union européenne, présidente du G 8, ainsi que l’intérêt porté par la Commission européenne à notre demande concernant le codéveloppement montrent que nous sommes à la fois entendus et suivis.

Vous avez évoqué certains nouveaux acteurs, et nous devons veiller à ce que ces derniers, mus par des ambitions commerciales et soucieux de leur approvisionnement en matières premières, ne s’affranchissent pas des contraintes politiques, sociales et environnementales que nous nous attachons, pour notre part, à respecter.

Je souhaite que le processus d’innovation et de profonde refondation de notre politique de coopération que nous avons engagé soit poursuivi.

D’un point de vue quantitatif, je le rappelle, nous avons doublé notre effort en matière d’aide publique au développement sous cette législature, sans parler des financements innovants du développement qui, de 4,7 milliards d’euros sous le gouvernement Jospin sont passés à 9,2 milliards d’euros sous le gouvernement de Villepin.

D’un point de vue qualitatif, nos actions de coopération doivent rester fondées sur un véritable partenariat. C’est dans cet esprit qu’ont été signés, en moins de deux ans, vingt-cinq documents-cadres de partenariat.

En outre, une attention soutenue doit être portée sur la sécurité de nos compatriotes qui résident à l’étranger.

Enfin, monsieur le sénateur, la politique africaine de la France, qui doit tant à l’engagement personnel du président Chirac, doit demeurer l’un des axes majeurs de notre politique étrangère.

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