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QOAD d’André Dulait - Mode de gestion des crises africaines - 5 octobre 2006

QOAD d’André Dulait - Sénateur des Deux-Sèvres - 5 octobre 2006- Mode de gestion des crises africaines - Intervention de Serge Vinçon, Président de la Commission des Affaires étrangères

Serge Vinçon, président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées :

Je voudrais remercier la conférence des présidents d’avoir inscrit ce débat à notre ordre du jour. C’est notre façon de marquer la présence du Sénat dans les grandes questions internationales, et pas seulement au moment où une crise se déclare. Je rappelle que nous avons réuni la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au mois d’août pour auditionner M. le ministre des affaires étrangères et vous-même, madame le ministre de la défense, sur la question du Liban.

Je remercie Mmes les ministres et M. le ministre des affaires étrangères d’avoir accepté cette invitation au débat et d’avoir apporté des réponses importantes et précises sur toutes les questions qui nous préoccupent à propos de l’Afrique.

Je remercie également M. André Dulait d’avoir posé cette question orale avec débat après la mission qu’il a conduite au nom de la commission des affaires étrangères en Afrique, et dont on a rappelé l’importance tout à l’heure.

Je remercie, enfin, l’ensemble des collègues qui ont participé au débat et ceux qui assistent à cette séance un peu inédite.

Il peut paraître paradoxal de parler de la situation africaine au moment où l’actualité internationale nous invite à nous intéresser au Proche-Orient, au chaos irakien ou aux crises nucléaires en Iran ou en Corée du Nord.

Toutefois, le paradoxe n’est en réalité qu’apparent puisque, en Afrique, les crises sont, hélas ! constantes, nombreuses, durables et graves.

On l’a dit, l’action de notre pays donne parfois l’impression d’être mal comprise. Pourtant, l’intérêt de la France pour l’Afrique est évidemment légitime. Membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, elle est en effet concernée par toutes les crises à travers le monde, notamment en Afrique, que ce soit sur le plan diplomatique ou militaire.

Comme beaucoup d’autres nations, nous avons, en outre, des intérêts légitimes en Afrique. À la lueur d’un travail récent sur la Chine, on a bien vu combien celle-ci est présente en Afrique, participant au développement et s’impliquant sur les plans militaire et diplomatique.

Nous avons aussi un intérêt partagé, Français, Européens et Africains, à faire en sorte d’apaiser les motifs de tensions pour se consacrer au développement et à la bonne gouvernance. Ainsi, ces peuples pourront enfin travailler utilement au progrès social, au progrès tout court, ce qui nous évitera d’avoir à gérer a posteriori des questions aussi graves que celle des migrations dues à la misère.

Je crois aussi que nous avons un intérêt commun avec l’ONU à faire en sorte que les décisions du Conseil de sécurité visant à porter assistance aux populations concernées soient mieux appliquées, mieux respectées et mieux comprises.

Ce débat a été utile. Il arrive à temps. Je vous sais gré de nouveau, mesdames les ministres, d’avoir permis qu’il ait lieu au Sénat, dont l’une des fonctions essentielles est de participer au dialogue avec le Gouvernement sur les grandes questions internationales.

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