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Accueil - Archives - Questions d’actualité - Session 2005 - 2006 - Jeudi 29 juin 2006
Question de Robert Laufoaulu - Sénateur de Wallis-et-Futuna

Robert Laufoaulu - Mesure anti-tsunami

Robert Laufoaulu :

Ma question s’adresse à Mme la ministre de l’écologie et du développement durable.

Les seize pays du Forum des nations du Pacifique se sont réunis il y a quelques jours à Paris autour du Président de la République pour le deuxième sommet France-Océanie. Ce fut un succès et je veux rendre hommage à tous ceux qui ont permis la réalisation de ce grand moment de la vie de nos îles.

Parmi les sujets qui ont été abordés, je retiens aujourd’hui la grande inquiétude exprimée par les dirigeants de la région par rapport aux catastrophes naturelles répétées, qu’elles soient liées à la tectonique des plaques entraînant les tremblements de terre et les tsunamis, ou aux vents et précipitations qui occasionnent dans notre zone des cyclones terribles.

Le réchauffement climatique reste un sujet de grande préoccupation parmi nos populations, car il conditionne à terme l’existence même de nos atolls. Le souvenir du tsunami qui s’est produit voilà un an et demi est encore ancré dans la mémoire collective du monde, mais sans doute plus encore dans celle des populations du Pacifique.

Depuis deux ans, et tout particulièrement ces trois derniers mois, les tremblements de terre de magnitude élevée, atteignant parfois 8 sur l’échelle de Richter, se succèdent, pour l’instant sans gravité, de l’arc mélanésien jusqu’au sud-est du Pacifique, et en particulier dans le secteur Tonga-Fidji-Wallis-et-Futuna, qui matérialise une zone d’affrontement et de subduction entre plaques tectoniques indo-australienne et pacifique.

Cette région, outre son intense activité sismique, est également le berceau de la plupart des volcans les plus actifs du monde, ce qui lui vaut même le surnom de « ceinture de feu du Pacifique ».

Madame la ministre, pouvez-vous nous indiquer quelles mesures sont mises en place pour la surveillance, la prévention, l’état d’alerte et la gestion de crise en cas de catastrophe naturelle survenant dans cette zone, en particulier à Wallis-et-Futuna, notamment s’il devait se produire une montée rapide du niveau de la mer à la suite d’un tremblement de terre ou d’un cyclone ? Je souhaiterais savoir, en particulier, si d’éventuelles mesures d’évacuation d’urgence ont été envisagées et dans quelles conditions elles pourraient être mises en oeuvre.

La réponse de Mme Nelly Olin, ministre de l’écologie et du développement durable :

Monsieur le sénateur, la prévention des risques naturels est une priorité de l’action du gouvernement de Dominique de Villepin. J’ai présenté en novembre dernier, en liaison étroite avec mes collègues, le premier plan « séismes », qui couvre aussi le risque de tsunami.

Vous soulignez à juste titre l’exposition aux cyclones et aux tsunamis des collectivités d’outre-mer du Pacifique sud.

En ce qui concerne le risque cyclonique à Wallis-et-Futuna, la diffusion de bulletins d’alerte est assurée par Météo France, qui a prévu l’installation d’un capteur de vents sur l’aérodrome de Futuna au cours de cette année. Par ailleurs, un plan de secours spécialisé définit le rôle de chaque service de l’État et une campagne d’information est lancée avant chaque saison cyclonique.

Pour ce qui est de la prévention des tsunamis dans le Pacifique sud, c’est le centre de Hawaï qui assure la diffusion des messages d’alerte. Le secteur de Wallis-et-Futuna est alors prévenu par le Haut commissariat en Nouvelle-Calédonie.

À la suite du séisme qui a frappé les îles Tonga le 3 mai dernier, une réunion s’est tenue le 13 juin avec les principaux acteurs concernés, afin de mettre en place un dispositif permanent intégrant directement Wallis-et-Futuna dans le schéma d’alerte et permettant ainsi de réduire le délai d’alerte. Au cours du second semestre 2006, une mission de représentants de ces collectivités se rendra à Hawaï pour renforcer la coopération avec les services de la sécurité civile.

Le Haut commissariat de la République en Polynésie française, qui dispose depuis peu dans chaque commune d’un réseau de sirènes automatiques reliées par satellite, mènera une mission d’expertise en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna pour mettre en place un réseau similaire. Et en cas d’événement majeur, comme ce fut le cas en février 2006, les forces armées pourront procéder à des évacuations.

Par ailleurs, le Gouvernement a demandé à l’administrateur supérieur d’étudier un plan d’évacuation des populations et de programmer un exercice d’ici à la fin de l’année. Le commissaire de la République en Polynésie française dispose de ce plan de secours spécialisé qui, vous le savez, a été élaboré en étroite liaison avec les maires.

Sachez, monsieur le sénateur, que le Gouvernement suit ce dossier avec une toute particulière attention

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