Groupe UMP SENAT
Ordre du jour
Lire aussi
René Beaumont - Action internationale en faveur de l’environnement
Adeline Gousseau - Déficit 2006 du budget de l’Etat
Robert del Picchia - Situation au Liban
Agenda
Rechercher
La lettre d'information
Spécificités du Sénat
Nos sénateurs
  Par noms
  Par départements
Europe
  Regards sur l'Europe
  Flash Europe
  Actualités Européennes
International
  Regards sur le monde
  Repères internationaux


Archives
Liens utiles
 
Accueil - Archives - Questions d’actualité - Session 2006 - 2007 - Jeudi 25 janvier 2007
Question de Jean-Luc Miraux - Sénateur de l’Eure

Jean-Luc Miraux - Les réformes pédagogiques

Jean-Luc Miraux :

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, madame, messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s’adresse à M. le ministre de l’éducation nationale.

On entend, ici et là, des professionnels du syndicalisme qui n’ont sûrement pas mis les pieds depuis très longtemps dans un établissement scolaire pour enseigner résumer l’enjeu de l’éducation de nos enfants uniquement à des questions budgétaires ou à des petits intérêts catégoriels.

Jamais, parmi ceux, peu nombreux, il faut bien le dire, qui, la semaine dernière, manifestaient encore on n’a entendu parler de la qualité de l’enseignement, ni du souci de voir nos enfants entrer en sixième en sachant correctement lire, écrire ou compter.

Il n’est question, encore et encore, encore et toujours, que de statuts et de postes, alors que le taux national d’encadrement des élèves, cette année encore, n’a pas varié : dix-neuf élèves pour un enseignant dans le premier degré et vingt-quatre dans le second degré.

Au nom de la représentation nationale tout entière, du moins je l’espère, ainsi qu’au nom de tous les parents de ce pays, dont la préoccupation première est bien la réussite de leurs enfants dans la vie, je vous demande, monsieur le ministre, de nous dire quels sont les principes qui ont guidé et qui guident votre politique.

Dites-nous comment ces principes sont traduits concrètement au bénéfice des élèves et comment ils prennent forme d’un point de vue pédagogique.

La réponse de M. Gilles de Robien, ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Monsieur le sénateur, comme il est bon d’entendre parler de l’éducation nationale et de la mission de l’éducation nationale sous l’angle de la réussite scolaire, de l’apprentissage des fondamentaux, plutôt que sous un angle réducteur, celui du clientélisme, où tout se résume à une ligne budgétaire, au nombre de postes créés ou supprimés !

Comme c’est bon d’entendre que le débat est enfin recentré sur les missions de l’école, en priorité, l’apprentissage des fondamentaux sur lesquels nous avons voulu fonder une ambition commune pour l’éducation nationale.

Cette ambition est maintenant définie dans le socle commun de connaissances et de compétences, qui englobe au moins deux fondamentaux : la maîtrise de la langue française et l’apprentissage du calcul.

Comment peut-on en effet poursuivre des études si l’on ne sait pas s’exprimer ?

Comment peut-on converser, négocier et échanger avec l’autre si l’on ne sait pas parler le français ? Oui, la maîtrise de la langue française relève tout simplement d’une question de cohésion sociale.

J’ai commencé par l’apprentissage de la lecture. Grâce aux missions que j’ai confiées à l’académicien Erik Orsenna et au professeur Alain Bentolila, l’apprentissage systématique de la grammaire est en place.

La circulaire est signée : dès la rentrée prochaine, l’apprentissage de la grammaire sera systématique.

Quant au calcul, il était indispensable, pour en harmoniser l’apprentissage, pour réhabiliter le calcul mental, trop souvent oublié, de dire très clairement que, dès la grande maternelle, il faut commencer à apprendre à compter et que, dès le CP, il faut chaque jour, pendant quelques minutes, s’exercer au calcul mental. Dès la rentrée prochaine, cette consigne pourra être appliquée.

Pour réussir, nous avions aussi besoin d’une réforme des instituts universitaires de formation des maîtres, les IUFM. C’est fait ! Mesdames, messieurs les sénateurs, les nouveaux IUFM vont dispenser une formation en alternance à l’école - une école des maîtres, avec des maîtres qui ont déjà enseigné, ce qui n’était pas le cas - et en entreprise, avec un stage obligatoire.

Enfin, une formation continue sera organisée pour que, une fois sortis des IUFM, les enseignants soient encore suivis par leurs maîtres.

Telles sont les quelques indications que je voulais vous donner sur la véritable rénovation de l’éducation nationale actuellement en cours.

Mesdames, messieurs les sénateurs, si je suis en mesure d’entreprendre de telles réformes, c’est parce que je sais pouvoir compter sur l’ensemble de la communauté éducative qui, contrairement à ce que certains voudraient laisser croire, évolue, tant elle se préoccupe, comme vous, et avant tout, de la réussite des élèves !

Groupe UMP du Sénat© 2006 Mentions légales | Plan du site | Crédits