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Accueil - Archives - Questions d’actualité - Session 2006 - 2007 - Jeudi 14 décembre 2006
Question de Jean-Pierre Fourcade - Sénateur des Hauts-de-Seine

Jean-Pierre Fourcade - Violences dans les stades

Jean-Pierre Fourcade :

Le football est un sport populaire, qui attire beaucoup de monde, notamment des jeunes, et tout doit être mis en oeuvre pour que les rencontres sportives soient à la fois conviviales et paisibles, comme c’est le cas dans d’autres sports, en particulier le rugby.

Or, certains clubs de football, notamment le Paris-Saint-Germain, n’ont pas su empêcher la création des groupes de supporteurs dont le racisme, l’antisémitisme et le goût de la violence sont les principales caractéristiques.

Par ailleurs, la mobilisation des forces de police et de gendarmerie à l’occasion des matchs ne cesse de s’accroître. Pour celui qui a eu lieu hier soir au Parc des Princes, 2 000 CRS, gendarmes et policiers ont ainsi été déployés à Paris, comme à Boulogne-Billancourt.

Monsieur le ministre, mes chers collègues, il est inacceptable d’obliger les riverains du stade à supporter un véritable état de siège lors de chaque match à risque ! Certes, hier soir, le PSG a gagné et il n’y a pas eu d’incidents. Mais cela n’efface pas les désagréments subis.

L’extension du périmètre de protection à de nombreux quartiers s’est traduite par davantage de familles bloquées à leur domicile, par de nombreuses voitures enlevées par la fourrière et par des dizaines de commerçants obligés de fermer boutique. Et tout cela va recommencer dimanche prochain : 2 000 agents des forces de l’ordre seront une nouvelle fois mobilisés, au grand dam des riverains, lesquels sont de plus en plus excédés par une telle situation !

Par la faute d’un club de football qui n’accepte ni de partager le Parc des Princes avec le Stade français ni de délocaliser les matchs à risque, nous sommes en train d’inventer un nouveau concept sportif : la rencontre sportive sous protection policière renforcée !

Certes, je le sais bien, beaucoup d’intérêts financiers sont en jeu et les clubs, les fédérations, les ligues et les chaînes de télévision se moquent bien de la tranquillité des citoyens, plus particulièrement des contribuables.

Monsieur le ministre, ma question est simple : jusqu’où va-t-on aller ?

La réponse de Christian Estrosi, ministre délégué à l’aménagement du territoire.

Monsieur Fourcade, oui, le match entre le Paris-Saint-Germain et le Panathinaïkos, hier soir, s’est déroulé dans de bonnes conditions.

C’est encourageant, mais, pour autant, je veux vous le dire très clairement, notre détermination reste totalement intacte. Qu’il s’agisse d’actes de violence, de racisme ou d’antisémitisme, le ministre de l’intérieur ne tolérera aucun débordement !

Voilà deux semaines, votre collègue sénateur Philippe Goujon s’était déjà soucié de cette situation, à la suite des incidents dramatiques survenus à l’occasion du précédent match de football au Parc des Princes.

Aujourd’hui, monsieur le sénateur, vous insistez sur l’importance de la mobilisation des forces de l’ordre et sur la nécessité, à terme, de pouvoir « soulager » les riverains du stade de cette présence massive.

Avant tout, quelques préalables sont nécessaires. Tout d’abord, nous avons donné des instructions très fermes à l’ensemble des préfets pour qu’ils prennent des mesures d’interdiction administrative de stade, et ce quelles que soient les rencontres de football concernées. Hier soir, deux cents individus ont ainsi été empêchés d’assister au match.

Ensuite, le Conseil d’État a validé le décret faisant suite au vote du Parlement de juillet dernier : conformément à l’engagement du Gouvernement, la dissolution des clubs de supporteurs pourra donc être prononcée chaque fois que la situation l’exigera. Je m’y engage au nom du ministre de l’intérieur : sur ce point, notre détermination sera totale !

Nous avons mobilisé, c’est vrai, plus de 2 000 policiers hier soir et nous ferons de même dimanche prochain. La rencontre débutera à quinze heures. Faire jouer les matchs l’après-midi est préférable, même si, je le reconnais, c’est plus facile à organiser les dimanches et les jours fériés. En tout état de cause, nous entendons mobiliser les effectifs nécessaires, propres à assurer la tranquillité des honnêtes citoyens.

Monsieur Fourcade, vous avez raison, un match de football doit d’abord être une fête familiale. Nous sommes déterminés à tout faire pour que ce soit le cas et pour éviter d’avoir à mobiliser autant de policiers à l’avenir. Mais, en attendant, je le redis avec la plus extrême des fermetés, nous écarterons ceux qui ne respectent pas les règles !

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